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LE TEXTE NARRATIF
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LE TEXTE DESCRIPTIF
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LE TEXTE POETIQUE
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LE DISCOURS RAPPORTE
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LE TEXTE DE THEATRE
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LE TEXTE ARGUMENTATIF
LE TEXTE NARRATIF
Le texte narratif raconte des faits
réels ou imaginaires, une action qui progresse dans le temps. Le rapporteur est
appelé narrateur, il n'est souvent que témoin de l'action, lorsqu' il y
participe ("je") il est appelé narrateur personnage. Le système
d'énonciation utilisé est celui du récit par opposition au système du
discours: lettre, oral, texte argumentatif...
Indices de la narration :
- Les
temps du passé prédominent, notamment le passé simple: action
entreprise et achevée ( "premier plan"), et l'imparfait (
"arrière plan"): action entreprise, mais inachevée. " le
soleil brillait au dehors, il sortit". D'autres temps interviennent :
plus- que- parfait ( action antérieure à une action passée), le
présent de narration : actualisation d'un évènement ( "gros
plan" ). Le présent peut avoir d'autres valeurs : le présent de
vérité générale énonce une idée qui est toujours vrai ("les petits
sont toujours perdants "), le présent du discours est utilisé dans le
discours rapporté ou pour un commentaire du narrateur .
- Le
récit est souvent à la troisième personne, les indicateurs de
temps sont nombreux et se situent par rapport aux événements et non
par rapport au moment où est écrit le texte = adverbes de temps : la
veille, le lendemain, ...
Le point de vue du
narrateur ou focalisation
- La
focalisation externe: le narrateur ne joue aucun rôle dans les évènements.
II a seulement une connaissance extérieure des actions, des paroles des
personnages.
- La
focalisation interne : le narrateur est un personnage de l'histoire. Le
lecteur voit et connaît à travers le personnage (il peut ainsi connaître
les pensées du narrateur personnage).
-
La focalisation zéro { regard omniscient ) : le narrateur, sans participer
à l'histoire, sait tout des personnages (actions, pensées) à tout moment
et partout. Le lecteur connaît donc tout.
L'ordre et la durée des événements
+ l'enchâssement; c'est
lorsque un récit ( souvent antérieur, dit récit enchâssé ) est intégré dans un
autre récit ( dit" récit cadre").
+ le retour en arrière: récit d'un
évènement antérieur dans le déroulement de l'histoire.
+ l' anticipation : récit d'un
évènement futur.
+ le sommaire: un évènement long
est résumé.
+ la scène : un évènement est détaillé.
+ l'ellipse : un saut dans le temps
( "dix jours plus tard...").
Le schéma narratif (dans
une nouvelle, un roman ...)
- Situation
initiale : situation de départ de l'histoire.
- Élément
perturbateur ( déclencheur): évènement qui va déclencher l'action ( tout à
coup...)
- Actions
( péripéties): déroulement des actions.
- Élément
équilibrant: événement qui résout une situation, met fin aux actions.
- Situation
finale : nouvel état de stabilité.
Le schéma actantiel ( ou schéma des
actants ) Les
forces agissantes interviennent dans un récit pour en faire progresser l'action
et la modifier. Une force agissante peut être une idée, des individus ...
- le
sujet: réalise l'action ( qui? )
- l'objet
: représente ce que recherche le sujet ( que veut il ?)
- le
destinataire :représente le but de l'action ( pour qui ? pour quoi ?)
- le
destinateur: commande l'action ( Poussé par qui? par quoi?)
- les
alliés: aident à réaliser l'action ( avec qui? quoi?)
- les
opposants: gênent les actions du sujet ( malgré qui? quoi?)
Les genres littéraires utilisant la narration :
- Le
roman : c'est le genre littéraire le plus représenté et le plus lu, il
s'agit d'un texte long. Les romans peuvent être répartis en sous- genres:
policier ( résolution d'une énigme), autobiographique ( vie de l'auteur),
d'aventures ( actions a diverses époques...), historique ( époque
antérieure, faits connus, personnages célèbres...), science fiction (
avenir de l'humanité...)
- La
nouvelle: récit bref, le narrateur est souvent présent, elle comporte peu
d'action mais l'intensité dramatique est forte, action concentrée, un seul
sujet, peu de personnages, publication en recueil .
- Le
conte : sous le nom de conte se rencontrent des textes divers. Tous sont
très brefs, font entrer le lecteur dans un univers déroutant : le conte de
fée ( cadre merveilleux, époque indéterminée, fin heureuse), le conte
philosophique récit qui exprime des idées philosophiques), le conte
fantastique ( raconte une histoire inexplicable entre la réalité et
l'irréel, l'extraordinaire)
LE
TEXTE DESCRIPTIF
Son but : le texte descriptif donne
à voir un objet, un animal, un lieu ; s'il s'agit d'une personne, on parle de
Portrait. Il est souvent associé au texte narratif ( pause descriptive dans la
narration)
Les caractéristiques :
- les
temps des verbes: imparfait ou présent de l'indicatif
- les
expansions du groupe nominal : il y a de nombreux adjectifs qualificatifs,
compléments du nom, subordonnées relatives.
- les
images poétiques : il y a souvent des images, des comparaisons = le
comparé est associé à un comparant par l'intermédiaire de l'outil de
comparaison, le point commun associe les deux: ex" il est rouge comme
une pivoine" (" il "est le comparé, "pivoine" le
comparant, "comme" l'outil de comparaison, la couleur rouge est
le point commun). Les métaphores : il n'y a pas d'outil de
comparaison. La métaphore annoncée ( le comparé et le comparant sont
présents : ex "les steppes de neige des nappes blanches"), la
métaphore directe ( le comparé est absent, rien n'annonce le passage dans
une autre réalité: ex " des mains frisées couraient..." ici le
comparé qui est absent = le vent).
- Présence
d'indicateurs de lieux ( repères spatiaux) : "ici", "plus
loin"..
Le point de vue ( focalisation): l'objet est décrit au travers du
regard du narrateur. Point de vue interne, externe ou omniscient = voir page "texte narratif".
La structure du texte descriptif : Un texte descriptif est organisé
selon une structure que l'on appelle souvent "arbre descriptif",
il se compose de l'objet décrit ou thème ( ex une maison.)
celui ci est décomposé en éléments ou sous- thèmes ( ex la
façade, le balcon, l'entrée...), eux mêmes décomposés en sous éléments
( ex fenêtres, porte...). Ces éléments sont reliés entre eux par des mots
de liaison permettant au lecteur de se repérer dans l'espace (ici, plus
haut... ). Les éléments sont souvent développés par des expansions du groupe
nominal ( adjectifs, compléments du nom, subordonnées).
Le portrait : c'est la description d'une
personne, il peut donner son identité ( situation sociale, nom, âge...) décrire
le physique ( visage, corps, vêtements...), la psychologie ( portrait moral,
caractère...).
LE
TEXTE POETIQUE
Définition : Le texte poétique utilise un
langage particulier qui exploite les images, les jeux sur les sons, le rythme
et les sonorités.
La mise en page
- La
nature des vers:
ils sont souvent regroupés en strophes ( strophes de 2 vers = le
distique, 3=tercet, 4= quatrain, 5=quintile, 6=sizain,7=septain,
8=huitain, 10= dizain ).II existe des vers plus courts ou plus longs.
Lorsque dans un poème les vers sont de natures différentes on parle alors
de vers libres, s'ils sont tous de même nature, il s'agit de vers
réguliers. Les vers les plus utilisés sont l'alexandrin ( 12 syllabes), le
décasyllabe (10 syllabes), l'octosyllabe (8 syllabes).
- La
mesure du vers :
le vers français est déterminé par le retour du même nombre de syllabes.
Dans le décompte des syllabes ( pieds) le "e" muet ne compte pas
( la dernière syllabe ne se prononce pas) s'il est placé devant une
voyelle ( première lettre du mot suivant) ou s'il termine le vers. On
parle de l'élision du "e" muet. Exemple : " ayant poussé la porte étroite qui
chancelle" ( 12 syllabes)
Cas particulier : la diérèse =
prononciation en deux syllabes de deux voyelles qui n'en forment habituellement
qu'une. Exemple : "J'étais
insouci-eux de tous les équipages" (12 syllabes )
Le rythme dans le poème
Le texte poétique associe les mots
en groupes réguliers ou irréguliers en vue de créer un rythme particulier. Le
vers se décompose en séquences de longueurs variables délimitées par des accents
( voix plus forte) et des pauses (arrêts de la voix). En français on
marque une accentuation sur la dernière syllabe d'un groupe de mot ayant unité
de sens et unité grammaticale.
- Les accents et les pauses : le rythme du vers est crée en
fonction de ces accents toniques. Chaque accent est immédiatement suivi
d'une pause: les pauses délimitent les mesures qui composent le vers.
exemple : "Les vagues du matin/
se levaient/une à une" (2 syll+ 4+3+3) = alexandrin de
quatre mesures (les barres obliques marquent les pauses). Le mot ou le
groupe de mots situé sous cet accent est mis en valeur. Exemple : " Il dort dans le soleil / la main sur la
poitrine " ( Rimbaud).Selon la disposition des mesures,
il y aura régularité ou irrégularité, impression d'équilibre ou de
rupture... le rythme est porteur de sens.
Exemple : "Quoi? / Que regarde t elle ? / Elle
ne sait pas / L'eau" (Hugo) = ( 1 syll+5 + 5+1 ) il y a ici
outre la disposition symétrique des mesures courtes qui créent une impression
d'hésitation et d'indécision.
Exemple : " Leur soleil /
c'est la soif / la poussière / la sueur / le goudron"( Prévert ) = ( 3+3 +
3+3+3 ) il y a ici un équilibre parfait, un impression de calme, de force.
Chaque mesure est martelée et marquée.
- Les différents rythmes de l'alexandrin : Dans le cas de l'alexandrin,
on distingue le rythme binaire et le rythme ternaire. L'alexandrin
binaire est le plus fréquent. II comporte 4 accents et se divise en deux
parties égales de 6 syllabes, ou hémistiches. La pause centrale est
appelée la césure, les autres pauses des coupes.
Exemple : "Un point noir/ est resté// dans mon regard/
avide "
L'alexandrin ternaire ( ou trimètre
romantique ) possède trois accents qui le divisent en trois mesures de quatre
syllabes.
Exemple : "L'horreur des bois, /l'horreur des mers,/
l'horreur des cieux"
- L'enjambement : quand la phrase se poursuit d'un vers sur l'autre
sans marquer de pause en fin de vers. Il ya rejet, quand le
dépassement ne concerne qu'un mot ou groupe court rejeté au début du vers
suivant et contre-rejet si la phrase commence avant la fin du vers
précédent .
Exemple de rejet :
" Est- il vrai que
parfois le triste coeur d Agathe dise :
Loin des remords, des crimes, des
douleurs ...
(Baudelaire)
Exemple de contre-rejet :
"Les pieds dans les glaïeuls,
il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait
un somme :"( Rimbaud)
Les sonorités
- La
rime est la
répétition, à la fin de deux ou plusieurs vers, d'une même voyelle
accentuée ( et éventuellement des consonnes qui la suivent). Elle se
définit en fonction de sa qualité : pauvre ( 1 son commun =
satin/enfin), suffisante ( 2 sons communs, voyelle+consonne = justement /
régiment), riche ( 3 sons communs= études/solitudes = C+V+C); le genre
: rime féminine (le mot se termine par un e muet) ou masculine ( sans
"e" final). Traditionnellement, rimes féminines et rimes
masculines alternent ; la disposition : rimes plates (AA BB...),
croisées (ABAB) et embrassées (ABBA).
- Les
allitérations(
répétitions de sons consonnes ), les assonances (répétitions de
sons voyelles)
Les images
La poésie utilise fréquemment les
images :
- la comparaison : " à la
bouche tendue comme un quartier d'orange" ( P. Perret).La "bouche
tendue" de la femme aimée est comparée à un "quartier d'orange" à
l'aide de l'outil de comparaison "comme". ( traduit la sensualité...)
- la métaphore :" Cueillez dès
aujourd'hui les roses de la vie" ( P. de Ronsard). La "vie" est
comparée à des "roses", sans outil de comparaison. ( traduit l'aspect
éphémère de la "vie" mais aussi sa beauté )
- la personnification : " Et
les cafés enfantent sur le trottoir hommes et femmes..." ( J.
Supervielle). Attribution d'un caractère humain aux trottoirs qui "
enfantent" ( traduit l'animation et l'humanité de la rue...)
- la métonymie : " mon coeur à
tant de peine " ( Verlaine). La partie "coeur" est utilisée ici
pour le tout : l'être ( traduit l'importance des sentiments...)
Les formes du poème
Le poème peut être de forme libre (
sans règle particulière quand au nombre de vers et de strophes) ou de forme
fixe
- Formes
fixes les plus utilisées :
le sonnet ( 2 quatrains et 2 tercets ), la
ballade ( 3 strophes de même disposition, rimes, nombre de vers suivi d'un
envoi deux fois plus court), le rondeau ( 2 strophes, 5/3/5 ou 4/4/5 vers
; avec 2 rimes et un refrain à la fin des strophes 2 et 3) formes libres : hors
contraintes (il y a aussi le poème en prose )
A noter la forme particulière du
calligramme ( représente l'objet décrit).
LE
DISCOURS RAPPORTE
Dans un récit, le narrateur
rapporte souvent les propos qu'échangent entre eux des personnages. Dans le
texte narratif, il sert à rendre le récit plus vivant. Il est également utilisé
dans le texte argumentatif, où il sert souvent de preuve ( ex: en citant les
paroles d'une personne illustre, d'un scientifique...)
Construction grammaticale
II existe plusieurs manières de
rapporter les paroles des personnages
- Le
style direct
: Les discours sont introduits par un verbe de paroles ( dire, déclarer,
demander...). Des guillemets encadrent les paroles des personnages et des
tirets marquent le changement des interlocuteurs. Des incises du narrateur
permettent d'identifier les personnage.
Exemples : " Quand viendras-tu
me voir ? "demanda Pierre sur un ton calme ; Pierre demanda à son ami
" Quand viendras tu me voir ? - La première semaine d'août,
c'est promis ! ", lui répondit il.
Nota : à l'intérieur du discours
lui même, entre guillemets, les temps utilisés sont ceux du discours (
présent passé composé... )
- Le
style indirect
: Les propos des personnages sont également annoncés par un verbe de
paroles mais ils sont exprimés grammaticalement sous la forme d'une
proposition subordonnée infinitive, complétive ou interrogative indirecte.
Exemples : Pierre demanda à son
meilleur ami de venir le voir bientôt.( subordonnée infinitive) ; Pierre
demanda à son meilleur ami s'il viendrait le voir bientôt ( subordonnée
interrogative indirecte ); Pierre demanda à son meilleur ami qu'il vienne le
voir bientôt ( subordonnée complétive )
- le
style indirect libre : c'est un type de discours difficile à repérer, il s'agit d'un
discourt indirect qui se poursuit sans verbe introducteur... ( exemple en
italique)
Exemple : Pierre lui demanda s'il
viendrait le voir. La route était maintenant
déneigée et il n'aurait pas de difficultés pour circuler.
Nota : lors du passage du discours
direct au discours indirect ou inversement, il faut veiller à la concordance
des temps si les verbes introducteurs sont au passé simple ou à l'imparfait.
Par exemple dans le passage du discours direct au discours indirect les paroles
exprimées au présent passent à l'imparfait ( Pierre affirma : " je lis un
livre " = pierre affirma qu'il lisait un livre. / Pierre affirma : "
il pleuvra demain " = Pierre affirma qu'il pleuvrait le lendemain (
futur=conditionnel)
LE
TEXTE DE THEATRE
La composition du texte de théâtre
:
- Les
didascalies : ce sont toutes les indications écrites ( non dites lors de
la représentation), elles donnent des informations sur le nom des
personnages ( distribution de la parole), le décor, les costumes, les
effets de scène ( aparté ...). On appelle didascalie initiale, la
didascalie du début de pièce ( Acte I, Scène 1) qui présente notamment
l'ensemble des personnages.
- Les
paroles des personnages : ( elles sont dites )
+ les répliques: échanges de
paroles.
+ la tirade : une longue réplique.
+ le monologue: un personnage parle
seul.
+ l'aparté : des paroles adressées
à part au public.
+ le dialogue : échange de paroles
entre deux personnages.
+ le faux dialogue : un personnage
exprime des paroles qui n'appellent pas de réponse.
L' énonciation :
+ la première et la deuxième
personne sont le plus souvent utilisées.
+ les temps verbaux du discours :
présent, passé composé, imparfait, futur...
+ des marques de lieu et de temps
en rapport avec le moment de l'énonciation : hier, demain, là bas...
- La
double énonciation théâtrale : les répliques ont un double récepteur ( les
personnages de la pièce et le public). Cette double énonciation permet les
apartés, les quiproquos...
La structure du texte de théâtre
La pièce de théâtre se décompose en
actes et en scènes.
- La
scène d'exposition : la première scène ou "scène d'exposition" apporte
aux spectateurs et aux lecteurs des éléments d'information sur l'histoire
( nom des personnages, lieux de l'action, caractères... ). La scène
d'exposition permet aussi de percevoir le genre de la pièce : comédie,
tragédie...
- Le
noeud de l'action : une pièce de théâtre raconte une histoire dans
laquelle s'affrontent des personnages opposés par les sentiments, les
actions ou les intérêts. Ce conflit est appelé le noeud de l'action ou
intrique.
- Les
péripéties : les différentes actions sont appelées péripéties.
- Le
dénouement : le dénouement est la dernière action, la manière dont se
termine la pièce: "le dénouement résolution" (les
difficultés sont résolues), "dénouement ouverture" ( la fin
de l'histoire constitue le début d'une autre histoire ), "dénouement anéantissement
"( l'histoire se termine par une situation sans espoir, la mort...),
"dénouement recommencement" ( la fin de l'histoire indique
que celle ci va se répéter) Nota : on peut appliquer le schéma
actantiel à une pièce de théâtre.
Nota : la règle des trois unités:
le théâtre classique du XVII° siècle s'efforce de rapprocher le temps de la
représentation du temps de l'histoire pour la rendre plus vraisemblable. Unité
de temps ( l'action se déroule en 24 heures), unité de lieu (l'action se déroule
en un seul lieu ), unité d'action ( une seule intrigue ).
Le rôle des personnages :
- Le
personnage de théâtre correspond souvent à un type humain, à un caractère
( avare, jaloux, ...) ou à un type social (bourgeois, valet, amant...).
- La
mise en scène : elle peut être variable (costumes, objets, attitudes des
personnages, ton de la voix...).
Les différents genres théâtraux :
- La
comédie : elle se situe à l'époque de l'auteur, représente souvent la vie
bourgeoise, et joue sur le rire. Elle est souvent ironique, critique.
- La
tragédie : elle se déroule dans l'antiquité, exprime la fatalité du
destin, se termine par la mort.
- Le
drame : sous la renaissance ou l'ancien régime,scènes historiques, joue
sur l'émotion, les larmes...
- Autres
théâtres : le théâtre de boulevard ( vaudeville, le trio femme, mari,
amant), le théâtre de l'absurde ( met en évidence des problèmes de
société).
LE
TEXTE ARGUMENTATIF
L'intervenant, le narrateur exprime
des idées ou des sentiments personnels qu'il s'efforce de faire partager à
autrui dans l'intention de modifier leur état d'esprit. Le texte argumentatif
défend une opinion, une thèse à l'aide d'arguments et d'exemples.
Indices de l'argumentation :
- Le
présent domine, accompagné parfois du passé composé et du futur. Le
conditionnel, le subjonctif et l'impératif s'ajoutent à l'indicatif pour
exprimer les nuances de la pensée supposition, ordre... )
- Le
locuteur parle ou écrit souvent à la première personne puisqu'il
délivre un message personnel. Toutefois, pour donner plus d'objectivité à
ses propos, il s'efface parfois derrière les faits et les idées, cités à
la troisième, comme s'il s'agissait d'une opinion couramment admise.
Parfois même le recours à une construction impersonnelle permet de ne
citer aucun sujet réel pour mieux dégager sa responsabilité. ( ex: "
il est dommage de limiter l'usage de l'ordinateur ".Le locuteur
s'adresse volontiers à son destinataire ( récepteur ou allocataire ) à la
deuxième personne ( ex: "la plupart de ces jeux vous passionnent
tellement qu'ils vous dépaysent, au point de vous faire oublier votre
fauteuil").
- Présence
de connecteurs logiques qui expriment l'enchaînement des idées : liens de
cause ( car...), conséquence ( donc), but ( afin de...)...
- Disposition
du textes en paragraphes ( chaque paragraphe contenant une idée forte, un
argument...)
La structure du texte argumentatif
:
Un texte argumentatif se compose de
plusieurs éléments identifiables :
- le
thème : c'est la matière, le sujet traité.
- la
thèse défendue ou proposée: c'est l'idée, l'opinion défendue par
l'auteur.
- la
thèse combattue ou opposée: c'est l'idée à laquelle s'oppose
l'auteur, elle peut être clairement exprimée explicite ) ou absente mais
sous entendue (implicite)
- les
arguments : ce sont des idées qui viennent soutenir la thèse
défendue ou qui viennent combattre la thèse opposée (
contre argument). II existe plusieurs types d'arguments: par les
valeurs ( le bien, le beau...), causal (identifie les causes d'un
phénomène)...
- les
exemples :ils servent à illustrer l'idée et plus précisément
l'argument, il peut s'agir d'un témoignage (fait vécu), d'une preuve,
d'une référence ( à un statut, une oeuvre célèbre...), de chiffres (
statistiques)...
- les
liens logiques: pour relier les idées entre elles le texte
argumentatif utilise de nombreux connecteurs logiques, ils expriment: la
cause ( parce que, car, en effet...), la conséquence ( ainsi, donc, de ce
fait...), l'hypothèse ( si, à condition... )...
Nota : il est souvent facile
d'identifier les différents éléments d'une argumentation par la disposition
typographique, en effet chaque idée (thèse, argument...) correspond le plus
souvent à un paragraphe.
Les textes :
Le texte argumentatif est
privilégié pour défendre des idées, il est utilisé dans la publicité, les
textes scientifiques, historiques (essais...), le commentaire composé (
exprimer une opinion...)
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